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Partager ses dépenses4 min de lecture

Envoyer de l'argent entre amis, d'un pays à l'autre

Pix, Interac, Wero, Zelle : chaque pays a son rail, aucun ne parle aux autres. Le vrai coût d'un envoi entre amis, et comment un groupe règle d'un coup.

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On peut appeler en vidéo un ami à l’autre bout du monde en deux secondes. Lui envoyer quarante euros commence encore par une question : tu utilises quelle appli ? La réponse dépend de son pays, et c’est rarement le vôtre.

Pourquoi envoyer de l’argent entre amis reste compliqué ?

Parce que les rails rapides sont nationaux. Le Brésil a Pix, géré par la banque centrale : instantané, gratuit pour les particuliers, et inutile sans compte brésilien. Le Canada a Interac e-Transfer, lié à un compte bancaire canadien. Les États-Unis ont Zelle, entre comptes américains uniquement. L’Europe déploie Wero, un portefeuille par numéro de téléphone porté par un groupe de banques européennes. Chacun est excellent à l’intérieur de ses frontières. Passez-en une, et il se tait.

Même en Europe, l’« instantané » est récent et borné. Depuis le 9 octobre 2025, les banques de la zone euro doivent vous laisser envoyer un virement instantané en euros qui arrive en moins de dix secondes, jour et nuit. Un vrai progrès. Il faut toujours un IBAN, ça reste en euros, et ça s’arrête au bord de la zone euro.

Combien coûte vraiment un transfert entre amis ?

Plus qu’il n’y paraît, et plus le montant est petit, pire c’est. Chaque trimestre, la Banque mondiale chiffre la même course : envoyer 200 dollars de l’autre côté d’une frontière. Au troisième trimestre 2025, la moyenne mondiale était de 6,36 % du montant ; en passant par une banque, 14,99 %. L’objectif de l’ONU est de 3 %. La part d’un ami dans un dîner ne fait pas 200 dollars, elle en fait 40, et les frais fixes mordent le plus fort sur les petits montants. Ajoutez la marge de change, qui apparaît rarement sur une ligne à part, et les un à trois jours ouvrés qu’un virement met à arriver.

Quelles options aujourd’hui ?

  • Même pays, même rail. Utilisez-le. Pix, Interac, Zelle ou Wero entre deux personnes qui l’ont toutes les deux, c’est le meilleur cas : quelques secondes, et en général gratuit.
  • Virement bancaire. Marche partout, lentement, avec des frais de chaque côté et une marge de change. Très bien pour un loyer, pénible pour un dîner.
  • Applis de transfert et néobanques. Moins chères et plus rapides qu’un virement, mais toujours un émetteur, un destinataire, un transfert à la fois, et les deux doivent avoir un compte sur le même service.
  • Un dollar numérique, de portefeuille à portefeuille. Un stablecoin comme l’USDC passe d’un portefeuille à l’autre en quelques secondes, dans n’importe quel pays, pour des frais réseau qui se comptent en centimes. Vous lisez le montant dans votre devise, votre ami dans la sienne. C’est le dollar numérique qui traverse.

Qu’est-ce qui change quand c’est un groupe, pas un ami ?

Le nombre de transferts. Un week-end à cinq finit en petite toile de « tu me dois, je lui dois ». N’importe quelle appli de dépenses réduit ça à un solde par personne. C’est la partie facile. La partie dure, c’est la dernière étape : cinq personnes, trois rails, et l’argent doit vraiment bouger, d’un coup, sans que quelqu’un avance et relance les quatre autres. Cette différence a un nom, régler plutôt que tracker, et c’est là que la plupart des applis s’arrêtent.

C’est le problème autour duquel Spliz a été construit. Le groupe note ce qu’il a dépensé, chacun signe une fois, et tous les soldes se règlent en une seule transaction en USDC sur Base : un règlement atomique, tout passe ou rien ne passe. Personne n’avance l’argent. Il reste dans le portefeuille de chacun jusqu’à sa signature, parce que Spliz est non-custodial, puis va directement aux autres. Les frais réseau sont pris en charge. Le seul coût est 0,1 % de ce qui bouge, dix centimes minimum, affiché avant que quiconque signe ; suivre le groupe ne coûte rien. Voyez ce que ça donne sur un voyage de groupe ou sans virement bancaire.

La version courte

  • Les rails de paiement rapides sont nationaux ; deux amis dans deux pays en partagent rarement un.
  • Un transfert transfrontalier coûtait en moyenne 6,36 % du montant au T3 2025, plus en banque ; les petits montants paient le plus.
  • Un dollar numérique entre portefeuilles traverse les frontières en quelques secondes ; pour un groupe, une signature peut régler tous les soldes d’un coup.

L’argent n’a jamais été lent. Ce sont les frontières entre les applis qui l’étaient.

Sources

Le compte commun de tes amis. Règle ta prochaine note en une signature.