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Open USD : le pari de partager les revenus du dollar numérique

Lancé le 30 septembre 2026, OUSD veut intéresser ses distributeurs aux réserves et à la gouvernance. Ce que les annonces établissent, et ce qui reste à prouver.

Six carrés translucides sont reliés à un disque de verre central.
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Un dollar numérique peut rester proche d’un dollar pendant que son modèle économique change profondément. Avec Open USD, la question se déplace vers les entreprises qui le font circuler : qui touche les revenus des réserves, et qui participe aux décisions ?

De l’annonce au produit disponible

Annoncé le 30 juin 2026, Open USD, ou OUSD, propose de partager les revenus des réserves avec ses partenaires, après frais de gestion. Open Standard présente cette organisation comme un moyen d’aligner l’émetteur et les entreprises qui distribuent le token. [1]

Le projet a franchi une étape le 30 septembre 2026 : Open Standard a annoncé son lancement. Le communiqué désigne Bridge comme émetteur et indique que des attestations de réserves seront publiées chaque mois. Notre première version, qui décrivait encore une disponibilité future, a été mise à jour. [2]

Ce que gagne le distributeur

Imaginons une entreprise qui propose un stablecoin à ses clients. Elle construit l’interface, trouve les usages et entretient la relation avec eux. Si les revenus des réserves restent ailleurs, son intérêt économique à distribuer ce token dépend d’autres recettes ou d’un accord négocié.

Open USD veut agir sur cet arbitrage. Notre lecture est que le projet cherche à faire de la distribution un intérêt commun : les entreprises auraient une raison financière supplémentaire de proposer le même token. Ce mécanisme ne démontre pas encore que leurs clients le choisiront, ni que leurs usages dureront.

Une gouvernance plus précise qu’une liste de logos

Le 24 septembre, Open Standard a nommé Coinbase, Mastercard, Shopify, Stripe et Visa comme premiers partenaires fondateurs. La société prévoit un conseil représentant ses actionnaires et la possibilité, pour les partenaires participants, de gagner du capital selon l’offre et l’activité apportées. [3]

La nuance compte : figurer parmi les partenaires, posséder des actions et siéger au conseil sont trois positions distinctes. Présenter tous les soutiens du projet comme autant de décideurs égaux donnerait une image trompeuse de sa gouvernance.

Le passage par un prestataire reste nécessaire

La page d’intégration indique un support natif sur Base, Ethereum, Solana et Tempo. Elle précise que l’entrée en relation et la création de compte se font auprès du fournisseur choisi. Les parcours annoncés incluent Stripe, Mastercard, Coinbase et Visa ; leurs services et conditions doivent être examinés séparément. [4]

Un token disponible sur un réseau ne rend donc pas chaque fonction accessible à chaque entreprise. La portée géographique, les contrôles, les moyens d’entrée et de sortie et le coût complet restent à vérifier pour le parcours envisagé.

Ce qui permettra de juger la suite

L’étape suivante se mesure dans l’usage : des entreprises qui intègrent effectivement OUSD, des clients qui s’en servent et des opérations qui se répètent. Les annonces établissent l’existence de l’offre et ses intentions ; elles ne suffisent pas à établir une adoption durable.

Pour Spliz, ce dossier éclaire l’économie des infrastructures de paiement. Les paiements intégrés sont désactivés et aucun actif n’est annoncé pour leur retour. Open USD est un sujet expliqué ici, pas un actif proposé dans l’app.

Pour approfondir : Le rôle de Stripe et Bridge

Sources

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